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DHEA

Autant célèbre que méconnue…
La DHEA : quoi de neuf ? 

L’abrégé « DHEA » baptise une molécule au nom imprononçable : déhydroépiandrostérone. Une molécule qui ressuscite, entre autres, l’un des espoirs les plus incrédules de l’humanité : la vie  éternelle. Une panacée qui, sans offrir la vraie jeunesse à l'instar de l’illusoire fontaine de jouvence,  nous conserverait le plus jeune possible jusqu'à  la fin dernière. Une hormone du « bien vieillir » …

La DHEA… Mirage ou art de vivre ?
La DHEA est un stéroïde  sécrété par deux petites glandes qui coiffent les reins. Elle n'apparaît que vers l’âge de 7 ans, au cours d'un véritable «démarrage de la puberté ». A partir de 25 ans, la DHEA est l’une  des hormones les plus importantes de l'organisme humain. Par la suite, au cours de la vie, son taux diminue progressivement. Nous ne produisons pas tous en même quantité l'hormone DHEA dans notre corps. Toutes sortes d’agressions (infections, traumatismes, stress, toxines, pollutions) affaiblissent notre corps et accélèrent inéluctablement la chute de DHEA. Ainsi, les signes avant-coureurs de carence s’installent : anxiété, angoisses, dépression, moindre résistance au stress et au bruit, fatigue permanente, cheveux et peau secs, cellulite…Vers les 70 ans, il nous reste environ 10 % de ce que le corps possédait dans sa jeunesse ! Or, il a été scientifiquement démontré que de faibles taux de DHEA sont associés à la dépression, à l’obésité, au diabète, à l’asthme, à des maladies auto-immunes, à l’ostéoporose, à l’augmentation des risques de cancer, des maladies cardiovasculaires et de la mort quelle que soit la cause.
La prise de DHEA pourrait constituer  un de nos premiers pas vers le monde du « mieux vivre ». Ainsi, en quelques mois, on pourrait constater une augmentation de la masse musculaire, un rajeunissement de la peau, une amélioration significative des capacités cognitives,  de la résistance au stress et de la qualité du sommeil, ainsi que le renforcement de la fonction immunitaire.

La  DHEA… pourrait-t-elle ralentir la course du temps ?
Les chercheurs en parlent…

1. La DHEA augmenterait l'espérance de vie de certains individus.
Le mode d'action de la DHEA dans l’organisme passe principalement par une conversion de celle-ci en hormones sexuelles actives : l’œstradiol et la testostérone. Le métabolisme de la DHEA a été particulièrement étudié au cours des dernières années après administration de doses par voie orale ou par injection intraveineuse. Selon les résultats de recherches réalisées en l’an 2000  auprès de 280 volontaires de plus de 60 ans, la prise de DHEA à 50 mg /jour pourrait prévenir l'ostéoporose, procurer une meilleure hydratation de la peau et une nette augmentation de la libido (Baulieu E.E. et al.) . Une autre étude montre que chez les personnes âgées, une dose de 25 à 50 mg par jour permet d'atteindre des concentrations de DHEA identiques à celles observées chez les sujets jeunes, sans effets secondaires notables (Legrain S. et al.). En juin 2001, une revue américaine a publié les résultats de l’étude «PAQUID» (Personnes Agées Quid) menée sur 290 personnes âgées suivies pendant 8 ans. Selon ces résultats, la DHEA augmenterait l'espérance de vie de certains individus. Les scientifiques pensent également qu’une quantité faible de cette hormone dans le sang aggraverait les effets du tabac sur l'organisme (Mazat L. et al.). Il a été également démontré que l’administration de DHEA pourrait stimuler  la motivation, l'activité et la compétitivité, mais aussi l'agressivité et la force musculaire.

2. La DHEA permettrait de prévenir certains troubles cardiaques et réduirait le risque de toute forme de mortalité. 
Les maladies du cœur restent la première cause de décès dans le monde entier. Or, les personnes qui sécrètent naturellement assez de DHEA ont un risque de mortalité cardiaque  divisé par deux. Il a été scientifiquement démontré que les taux élevés de DHEA protégeraient contre toutes atteintes cardio-vasculaires, fluidifieraient le sang, réduiraient le cholestérol LDL et les plaques d’athérome. La DHEA favoriserait l'élimination sélective des cellules responsables des obstructions des artères, sans altérer les vaisseaux sains. Cette hormone parviendrait à bloquer le mécanisme conduisant à l'occlusion et même à dégager les artères déjà obstruées.
Une étude clinique auprès de 242 hommes âgés de 50 à 79 ans sur une période de 12 ans a permis d’observer une réduction de la survenance des maladies cardio-vasculaires de 48% et une chute de 36% de la mortalité due à d’autres affections grâce à une prise journalière de DHEA (Barrett-Connor E. et al.).

Selon une autre étude américaine ayant porté sur 1 709  hommes âgés de 40 à 70 ans pendant 9 ans, les taux sanguins de DHEA les plus bas seraient liés au développement de l’ischémie du myocarde (défaut d’irrigation sanguine du cœur dû à une obstruction progressive des artères coronaires). Il a été également démontré que le niveau inferieur de DHEA dans le sang pourrait prédire la survenance de la maladie ischémique du cœur (Feldman H. et al.). Une récente étude suédoise auprès de 2644 hommes âgés de 69 à 81 ans permet de conclure que les nivaux faibles en DHEA pourraient devenir un facteur prédictif de certaines maladies du cœur ainsi que de toute forme de mortalité (Ohlsson C. et al.). La mesure du taux sanguin de DHEA chez les hommes de plus de 65 ans pourrait donc être un indicateur du risque de mortalité cardiovasculaire. Les chercheurs n’ont pas encore trouvé de lien entre la DHEA et les décès cardiaques chez les femmes.

3. La DHEA permettrait une perte du poids ciblée.
Il a été scientifiquement démontré que la graisse autour de l’abdomen (appelée obésité centrale) a été associée à des niveaux bas de DHEA. Lors d’une étude clinique 56 participants âgés de 65 à 78 ans et physiquement inactifs ont été repartis en deux groupes. Les sujets du premier groupe prenaient un placebo, tandis que ceux du deuxième recevaient un supplément de DHEA à raison de 50 mg par jour. Après six mois, les participants sous  DHEA avaient perdu jusqu’à 1 kg de graisse autour de la taille. En revanche, durant la même période les sujets du groupe placebo avaient pris du poids. Bien que globalement la perte de poids ait été minime, les résultats sont prometteurs concernant la perte de masse graisseuse ciblée. La prise de DHEA a permis de diminuer de 10,2 % la masse grasse au niveau de l’abdomen chez les femmes et de 7,4 % chez les hommes. La graisse sous-cutanée avait quant à elle diminué de 6 % chez les deux sexes (Villareal D. et al.).

En s’attaquant à la graisse abdominale, la DHEA lutte également contre la résistance à l’insuline (hormone qui régule le taux de sucre dans le sang). Selon les chercheurs, la DHEA permettrait à l’insuline de fonctionner de manière plus optimale, diminuant ainsi les risques d’apparition d’un diabète tardif.

4. La DHEA améliorerait la fertilité et triplerait les chances de concevoir.
Après une étude clinique récente, la prise de DHEA améliore la fertilité et augmente considérablement  les chances de procréation spontanée. Il a été également démontré que la DHEA diminue les fausses couches spontanées, risque important chez les femmes plus âgées désireuses d’avoir un enfant. La DHEA pourrait pallier aux carences de l’âge et aiderait à la reconstruction de la réserve des ovocytes (cellules-reproductrices féminines) (Barad D. et al. Mamas L. et al.).
Des femmes présentant des problèmes de fertilité liés à une faible ovulation ont été soumises à un traitement médical adapté, associé ou non à la prise quotidienne de 75 milligrammes de DHEA, dès 40 jours avant et jusqu’à 5 mois après le début du traitement. Parmi les femmes du groupe ayant pris la DHEA, le taux de natalité a atteint 23%, alors qu’il n’était que de 4% dans le groupe des femmes n’ayant pas consommé l’hormone (Shulman A et al.).
Bien que les scientifiques ignorent encore de quelle manière la DHEA agit sur l’organisme des futures mamans,  ceci représente un immense espoir pour les couples ayant des difficultés à concevoir.

5. La DHEA rallumerait la libido et améliorait l’érection.
La prise de DHEA pourrait améliorer de façon significative certains problèmes érectiles et le manque de libido. Lors d’une étude à double insu avec placebo (Massachusetts Male Aging study) 40 hommes de 56,5 ans d'âge moyen (41-69 ans) ont quotidiennement reçu 50 mg de DHEA pendant 6 mois. Les résultats ont été très satisfaisants selon un auto-questionnaire « index international de la fonction érectile » (International Index of Erectile Function). Tous les scores (capacités érectiles, performance et satisfaction sexuelle) ont été positivement influencés par la DHEA par rapport au groupe placebo (Reiter WJ, et al.).

Une autre étude en double aveugle démontre qu’une supplémentation en DHEA (50 g pendant 6 mois) améliore notablement la fréquence de pénétration et les capacités à maintenir l’érection chez les hommes souffrant de dysfonction érectile, attribuable à l'hypertension (27 sujets)  et de ceux dont le trouble sexuel n'est provoqué par aucune cause pathologique (28 sujets) (Reiter WJ, et al.). Il a été également démontré chez 53 hommes (21-68 ans) atteints de prostatite chronique, que des taux bas de DHEA sont associés à la dysfonction érectile et au manque de libido (Vakina TN et al.).  Lors d’une étude récente portant sur 348 hommes, les niveaux inférieurs de DHEA ont été corrélés avec la dysfonction sexuelle et les symptômes d’andropause (Aging Male Symptoms) (Basar MM. et al.).

Un essai clinique mené auprès de 22 femmes ménopausées a démontré que l’administration d'une dose unique et très élevée (300 mg) de DHEA avait un effet positif sur l'excitabilité sexuelle au bout d’une heure (Hackbert L. et al.).  La prise de DHEA permettrait donc de maintenir une libido et une sexualité actives malgré l’âge.

En résumé :
Bien entendu, il n'existe pas de supplément idéal. Cependant, vous pourriez adapter les résultats desdites recherches pour construire votre propre bien-être et pour éviter les pièges des multiples « potions miracles ». Pour être rapidement efficace et surtout pour que cette efficacité s'inscrive dans la durée, prenez la DHEA manquante à des doses précises à mesure que les différentes insuffisances apparaissent.

Nota Bene : Le supplément en DHEA étant une molécule chimique synthétisée en laboratoire, tous les produits vendus comme DHEA «naturelle», «précurseur» de la DHEA ou DHEA-«source végétale» constituent une tromperie envers le consommateur.

Références:
1. Baulieu E.E. et al. (2000). DHEA, DHEA Sulfate and aging: Contribution of the DHEAge Study to a sociobiomedical issue. Proceedings of the National Academy of Sciences, USA. Vol. 97, No.8, p.4279-4284.
2. Legrain S., Massien C., Lahlou N., Roger M. et al. (2000). Dehydroepiandrosterone replacement administration : pharmacokinetic and pharmacodynamic studies in healthy elderly subjects. J Clin Endocrinol Metab, Vol. 85, 3208-3217.
3. Mazat L., Lafont S., Berr C., Debuire B., Tessier J.F., Dartigues J.F. et Baulieu E.E.(2001). Prospective measurements of dehydroepiandrosterone sulfate in a cohort of elderly subjects: Relationship to gender, subjective health, smoking habits, and 10-year mortality. Proc. Natl. Acad. Sci. USA. 2001, 98 8145.
4. Barrett-Connor E, Khaw KT, Yen SS A prospective study of dehydroepiandrosterone sulfate, mortality, and cardiovascular disease. N Engl J Med. 1986 Dec 11; 315(24):1519-24.
5. Feldman HA, Johannes CB, Araujo AB, Mohr BA, Longcope C, McKinlay JB. Low dehydroepiandrosterone and ischemic heart disease in middle-aged men: prospective results from the Massachusetts Male Aging Study. Am J Epidemiol. 2001 Jan 1; 153(1):79-89.
6. Ohlsson C, Labrie F, Barrett-Connor E, Karlsson MK, Ljunggren O, Vandenput L, Mellström D, Tivesten A. Low Serum Levels of Dehydroepiandrosterone Sulfate Predict All-Cause and Cardiovascular Mortality in Elderly Swedish Men. J Clin Endocrinol Metab. 2010 Jul 7. [Epub ahead of print].
7 .Villareal DT, Holloszy JO, Effect of DHEA on abdominal fat and insulin action in elderly women and men: a randomized controlled trial, The Journal of the American Medical Association, 10 novembre 2004, Vol. 292, No 18, 2243-8.
8. Nair KS, Rizza RA, O'Brien P et al. DHEA in elderly women and DHEA or testosterone in elderly men. N Engl J Med. 2006 Oct 19; 355(16):1647-59.
9. Mamas L, Mamas E. Dehydroepiandrosterone supplementation in assisted reproduction: rationale and results. Curr Opin Obstet Gynecol. 2009 Aug; 21(4):306-8. Review.
10. Barad DH, Gleicher N. Increased oocyte production after treatment with dehydroepiandrosterone. Fertil Steril. 2005 Sep; 84(3):756.
11. Shulman A. The journal of the Israeli Fertility Association (AYALA), 2010.
12. Reiter WJ, Schatzl G, et al. Dehydroepiandrosterone in the treatment of erectile dysfunction in patients with different organic etiologies.Urol Res 2001 Aug; 29(4):278-81.
13. Mazat L, Lafont S, Berr C, Debuire B, Tessier JF, Dartigues JF, Baulieu EE. Prospective measurements of dehydroepiandrosterone sulfate in a cohort of elderly subjects: relationship to gender, subjective health, smoking habits, and 10-year mortality. Proc Natl Acad Sci U S A. 2001 Jul 3; 98(14):8145-50. Epub 2001 Jun 26.
14. Vakina TN, Shutov AM, Shalina SV, Zinov'eva EG, Kiselev IP. [Dehydroepiandrosterone and sexual function in men with chronic prostatitis]. Urologiia. 2003 Jan-Feb ;(1):49-52. Russia.
15. Basar MM, Aydin G, Mert HC, Keles I, Caglayan O, Orkun S, Batislam E. Relationship between serum sex steroids and Aging Male Symptoms score and International Index of Erectile Function. Urology. 2005 Sep; 66(3):597-601.
16. Hackbert L, Heiman JR. Acute dehydroepiandrosterone (DHEA) effects on sexual arousal in postmenopausal women. J Womens Health Gend Based Med 2002 Mar; 11(2):155-62.


Contre-indications : femmes enceintes, enfants, adolescents et jeunes adultes, cancer de la prostate et du sein.

Avertissement: la DHEA peut être responsable d'une augmentation de sécrétion sébacée (peau et cheveux gras), d'apparition d'acné et d’éruptions au niveau du cuir chevelu, en particulier chez les sujets plus jeunes. Eviter l’association de la DHEA avec un traitement hormonal substitutif.


7-Keto DHEA

Alternative pour les personnes à qui la DHEA ne convient pas.

La 7- kéto DHEA est un métabolite naturel et quasiment identique à la DHEA au niveau structurel. Elle est produite par les glandes surrénales, la peau et certains neurones. Parmi environ 150 dérivés de DHEA la kéto-DHEA est une alternative plus efficace, plus sélective et, surtout, plus sûre car cette hormone est dénuée de tout effet secondaire. Dans notre organisme la 7- kéto DHEA ne se transforme ni en œstrogène ni en progestérone, ce qui ne provoque pas de supplémentation à doses élevées. Ses concentrations sanguines déclinent de près de 50 % vers l’âge de 50 ans (1).

La 7- kéto DHEA semble efficace contre une série de maladies liées à un âge avancé sans risque d’apparition des cancers hormonaux-dépendants et des dégénérescences multiples mettant en jeu le pronostic de durée de vie. 

Les  recherches conduites par le professeur Henry A. Lardy et son équipe à l'Université du Wisconsin ont démontré que la 7-kéto DHEA pourrait renforcer et moduler le système immunitaire, favoriser la perte de poids, contribuer à traiter la maladie d'Alzheimer et améliorer la mémoire sans effets secondaires notables (2).
L’intérêt pour la 7-kéto DHEA dans la régulation du poids corporel remonte à plus de 30 ans. Les chercheurs mettent en hypothèse que la  réduction du taux de la 7-kéto DHEA serait responsable d’une prise de masse graisseuse et de poids corporel que l’on observe chez certaines personnes âgées. Les dernières études indiquent que la 7-kéto DHEA accroît significativement la production hépatique de trois enzymes - accélératrices de la thermogénèse (3,4). Ces enzymes amènent les cellules du foie à brûler les acides gras, ce qui entraîne une diminution du taux des triglycérides et contribue à la perte de poids rapidement. En plus, des études ont démontré que la 7-kéto DHEA stimule la production de l’hormone thyroïdienne T3. La thyroïde est le régulateur clé du métabolisme. Malheureusement, avec l’âge, son activité décline et la capacité de l’organisme à utiliser les calories ingérées diminue considérablement. Parmi les hormones thyroïdiennes, la T3 est la plus active et peut avoir l’influence la plus importante sur le rythme métabolique. La possibilité d’augmenter naturellement l’activité de la T3 lorsque nous vieillissons a une influence non négligeable sur le poids excessif.

En ce qui concerne le système immunitaire, la 7-kéto DHEA augmenterait plus efficacement la production de lymphocytes T  (cellules guerrières) et d’anticorps. Celles-ci jouent un rôle important dans la lutte de l’organisme contre les virus, les parasites et certains types de cancer et pourraient permettre une résistance accrue aux infections.

D’autre part, la 7-kéto DHEA semble être importante pour la croissance et l’élasticité des cheveux et pour la fonction des glandes sébacées. La supplémentation en 7-kéto DHEA présente une certaine efficacité antiride et permet à la peau de rester lisse.

Des études ont montré que la 7-kéto DHEA ne s’accumule pas dans l’organisme avec le temps et qu’elle n’a pas d’effet secondaire néfaste à la santé.

Contre-indications : moins de 18 ans, femmes enceintes et allaitantes, cancer du sein et de la prostate.

Références:
1.Marenich L.P., Excretion of testosterone, epitestosterone, androstenedione and 7-ketodehydroepiandrosteronedione in healthy men of different ages, Probl. Endokrinol., 1979 Jul, Mosk., 25(4) : 28-31.
2.Lardy H. et al., Ergosteroids. II : Biological active metabolites and synthetic derivatives of DHEA, Steroids, 1998 March, 63(3) : 158-65
3.Lardy H. et al., Ergosteroids : induction of thermogenic enzymes in liver of rats treated with steroids derives from DHEA, Proc. Natl. Acad. Sci. USA, 1995 Jul 3, 92(14) : 6617-9.
4.Kalman D.S. et al., A ramdomized, double blind placebo-controlled study of 7-kéto in healthy overweight adults, Curr. Therap. Res., 2000, 61(7) : 435-42.


Prégnénolone

Découverte dans les années 1930 et appelée autrefois « l’hormone-mère » des stéroïdes, la prégnénolone est un précurseur des corticoïdes, de la DHEA et da la progestérone. Elle est produite dans nos glandes surrénales, dans notre cerveau et, également dans notre système nerveux périphérique. Le taux de prégnénolone diminue avec le vieillissement: nous fabriquerions 60% de prégnénolone en moins à 75 ans qu’à 35 ans. Cependant, ses concentrations plasmatiques peuvent également être réduites par les dépressions, l’anxiété, le stress, l’exposition aux toxines et certaines hypothyroïdies.

Au début de la deuxième guerre mondiale la prégnénolone a été testée sur les volontaires sains afin d’étudier leur capacité à apprendre et mémoriser. L’amélioration des performances psychomotrices était considérable (Massachusetts University, USA). Quelques années plus tard une étude chez des pilotes de l’armée américaine montre que la prégnénolone réduit les sensations de stress et de fatigue sans effet secondaire notable (Pincus).

Plusieurs recherches réalisées vers 1950 ont montré son efficacité pour soulager les symptômes associés à l’arthrite rhumatoïde: une diminution de la douleur articulaire, de la fragilité, de la paralysie avec une amélioration de la force et de la variété des mouvements (Mc Gavack; Henderson; Freeman).

Dans les années 1990 la prégnénolone devient particulièrement intéressante grâce aux effets sur l’amélioration significative des capacités d’apprentissage et de mémorisation. Les biochimistes américains ont découvert que la prégnénolone injectée dans plusieurs zones du cerveau des souris âgées augmente significativement leurs capacités de mémorisation (Roberts, Flood). Simultanément un professeur français montrait que le taux de prégnénolone dans les cellules nerveuses de souris diminue avec l’âge (Baulieu). Suite aux injections de prégnénolone les capacités de mémoire spatiale chez ces animaux âgés ont été ramenées au niveau des performances de rongeurs jeunes (Baulieu; Le Moal).

Chez les personnes âgées, la prégnénolone améliorerait la mémoire spatiale et la perception des couleurs chez l’homme et la mémoire verbale chez la femme (Saint Louis University, USA). Les scientifiques supposent que la restauration de niveau de jeunesse de la prégnénolone pourrait prévenir la dépression liée au vieillissement, améliorer nettement la libido et le sentiment de bien-être. De nombreuses expériences ont actuellement lieu afin de connaitre l’impact de la prégnénolone sur la perte de mémoire liée à la maladie d’Alzheimer (National Institute on Aging, USA).

En 2007 l’équipe du professeur Baulieu (hôpital Bicêtre, Paris) en collaboration avec des chercheurs américains (California University, USA) ont démontré que la prégnénolone augmente l’espérance de vie d’un petit ver (Caenorhabditis elegans) de 15%. Une percée spectaculaire dans la connaissance des processus du vieillissement. La prégnénolone prise à partir de la cinquantaine et au delà produirait une certaine normalisation des taux d’autres hormones stéroïdes et les ferait remonter à des niveaux d’individus plus jeunes et plus sains. Les doses de prégnénolone varient considérablement d’une personne à l’autre. Elles doivent être soigneusement adaptées à chaque personne et peuvent varier de 50 à 100 mg par jour. Contre-indications : moins de 18 ans, femmes enceintes, cancer de la prostate, taux de PCA plasmatique élevé, cancer des ovaires et du sein, personnes épileptiques.

Posologie: 50 mg par jour, pris de préférence le matin ou à midi.

Références :

1. Pincus G « Effects of administered pregnenolone on fatiguing psychomotor performance », J. Aviation Med., 1944, 15 : 98-115
2. Mc Gavack et al. « The use of delta 5 pregnenolone in various clinical disorders », J Clin. Endocrinol. Metab, 1951 Jun 11(6) : 559-77
3. Henderson et al. « Pregnenolone », J Clin Endocrinol, 1950, 10 :455-74.
4. Henderson et al. J Clin Endocrinol « Therapeutic efficacy of delta 5 pregnenolone in rheumatoid arthritis ». 1950, JAMA 143:338-44.
5. Freeman H, Pincus G, Bachrach S, et al. « Therapeutic efficacy of delta 5 pregnenolone in rheumatoid arthritis ». JAMA 1950; 143:338-44.
6. Roberts E. « Pregnenolone, from Selye to Alzheimer and a model of the pregnenolone sulfate binding site on the GABA recepteur », Biochem. Pharmacol., 1995 Jan 6, 49(1) : 1-16
7. Flood JF, Morley JE, Roberts E. « Memory-enhancing effects in male mice of pregnenolone and steroids metabolically derived from it ». Proc Natl Acad Sci USA 1992 Mar 1;89(5):1567-71.
8. Mayo W; Le Moal M et al. «Pregnenolone Sulfate Enhances Neurogenesis and Psa-Ncam in Young and Aged Hippocampus», Neurobiology of Aging, 2005 Jan, 26 (1): 103–14
9. Broue F, Liere P, Kenyon C, Baulieu E, « A steroid hormone that extends the lifespan of C aenorhabditis elegans », Aging Cell, 2007 Feb, 6(1) :87-94

Substance la plus puissante jamais testée pour l'amélioration de la mémoire.
La prégnénolone améliore les capacités d'apprentissage et de mémorisation. Elle accroît la résistance au stress et soulage les symptômes associés à l'arthrite rhumatoïde.


Mélatonine

La mélatonine : la clé de votre sommeil.

Hormone du sommeil, la mélatonine  est naturellement produite par la glande pinéale (épiphyse) du cerveau et par la rétine. Elle est présente sous une forme moléculaire identique dans des organismes aussi différents que les animaux, les plantes, les insectes et les bactéries.
La mélatonine participe à diverses fonctions physiologiques  telles que la somnolence, le rythme éveil/sommeil, le rythme circadien, la régulation de la pression sanguine et  l'activité du système immunitaire. La sécrétion de mélatonine est inhibée durant le jour et stimulée durant la nuit. Le maintien de cette resynchronisation a une grande influence sur notre santé.

Dans les années 1960 la mélatonine était particulièrement étudiée  par l’armée américaine afin de percer les secrets de l’hibernation spatiale. Peu après, une série de recherches scientifiques a révélé ses propriétés positives sur la santé. Les bienfaits de la mélatonine en tant qu'antioxydant, antidépresseur ou contre les troubles du sommeil sont connus à ce jour.
Des recherches réalisées en 2005 sur des personnes  souffrant d’insomnie suggèrent que la prise de mélatonine réduit la période de transition entre l'éveil et le sommeil et augmente la qualité ainsi que la durée du sommeil (1). Les nouvelles études laissent supposer que la prise de mélatonine est efficace pour les enfants souffrant de troubles du sommeil (2). D’autre part, la mélatonine semble être capable de soulager certains désordres du cycle éveil/sommeil (syndrome du coucher du soleil) liés à la maladie d’Alzheimer (3).

De nombreux essais cliniques réalisés en 2002 ont conclu que la mélatonine réduirait les effets du décalage horaire  et pourrait être efficace aux voyageurs ainsi qu’aux pilotes des compagnies aériennes pour lutter contre le jet lag (4).
Selon des chercheurs du CNRS, de l’Institut Pasteur de Lille et l’Imperial College London,  il y aurait un lien entre la production de mélatonine et le diabète de type 2. En absence de mélatonine, les désordres du rythme jour-nuit entraîneraient de l’hyperglycémie (taux de glucose élevé)  et augmenteraient le risque de diabète (5). Cette perturbation des rythmes engendrerait également une production anormale d’insuline et serait associée à l'obésité.
Des études cellulaires sur l’animal et chez l’homme ont démontré que la mélatonine a des propriétés anticancéreuses significatives. Elle pourrait détruire  différents types de cellules tumorales humaines ou réduire leur taux de croissance.
Les résultats spectaculaires parus dans la revue PLoS ONE du 15 juin 2009 suggèrent que la mélatonine pourrait  ralentir les effets du vieillissement. Au sein du laboratoire Arago (CNRS / Université Pierre et Marie Curie) les scientifiques ont constaté qu'un supplément à base de mélatonine retarde l'apparition des premiers signes de vieillissement d’un petit mammifère  nocturne (la musaraigne musette) de 25% (6).
La production de mélatonine pourrait  être perturbée  par un coucher trop tardif, un stress, des horaires de sommeil irréguliers ainsi que par les ondes électromagnétiques (éclairage artificielle, antennes relais, fours à micro-ondes, lignes haute tension, téléphone portable etc.). Les personnes cardiaques ont un faible taux de mélatonine; reste à déterminer s'il s'agit d'une cause ou d'une conséquence. Les vertus thérapeutiques de la mélatonine sont très importantes puisque toutes nos fonctions (par ex : système immunitaire, cardiovasculaire  etc.) sont organisées temporellement et que de nombreux troubles résultent d'un dérèglement de rythmes biologiques, surtout durant le vieillissement.
Afin  d’éviter toutes les possibilités de contamination par les extraits de glandes pinéales animales, notre supplément de mélatonine a été  entièrement synthétisé  en laboratoire. Selon différentes études, de nombreuses plantes (kudzu, partenelle, millepertuis) et, surtout, des noix (7) apportent une quantité de mélatonine non-négligeable.

Suggestion d’utilisation :
-insomnie : prendre 3 mg  30 minutes à une heure avant le coucher
-décalage horaire : de 3 mg à 5 mg au coucher
Contre-indications : femmes enceintes, enfants et adolescents. 
Sous surveillance médicale : patients atteints de diabète, de maladie d’Alzheimer, de cancers, d’épilepsie.  
Avertissement : en raison des risques de somnolence, ne pas conduire de véhicules.

Références :
1. Brzezinski A, Vangel MG, et al. Effects of exogenous melatonin on sleep: a meta-analysis. Sleep Med Rev. 2005 Feb; 9(1):41-50.
2. James E. Jan, Roger D. Freeman et Diane K. Fast. Melatonin treatment of sleep-wake cycle disorders in children and adolescents, Developmental Medicine & Child Neurology, Vol. 41, 1999, pp. 491-500.
3. Wu Y.H. et al., The human pineal gland and melatonin in aging and Alzheimer disease, J. Pineal Res., 2004 Dec 21 (online pub date). .
4. Herxheimer A. et al., Melatonin for the prevention and treatment of jet lag, Cochrane Database Syst. Rev., 2002, (2): CD001520.
5. Bouatia-Naji N. et al., A variant near MTNR1B is associated with increased fasting plasma glucose levels and type 2 diabetes risks, Nature Genetics, 2008.
6. Elodie Magnanou, Joël Attia, Roger Fons, Gilles Boeuf, Jack Falcon. The timing of the shrew: continuous treatment with melatonin maintains youthful rhythmic activity in aging Crocidura russula, PLoS ONE, 15 June 2009.
7. Reiter RJ, Manchester LC, Tan DX. Melatonin in walnuts : Influence on levels of melatonin and total antioxidant capacity of blood, J. Nutrition, 2005 Sep ;21(9):920-4).

Produit inducteur de sommeil, stimule le système immunitaire et protège le système nerveux central.
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